Discussion catégorie:JPB-EA-08230 J'avais seize ans
L'origine des paroles de Belle à 15 ans reste inconnue mais le type existe dans une répartition géographique non négligeable avec un gros point alpin (Savoie, Jura, Val d'Aoste).
Je ne l'ai pas repérée ni dans Jean Ritz, Chansons populaires de la Haute-Savoie en 1899, ni dans Julien Tiersot, Chansons populaires recueillies dans les Alpes Françaises en 1903 ni dans Claudius Servettaz, Vielles chansons savoyardes en 1910.
J'ai pris le parti de compter la coupe en 10F10M et en double 10F10M10F10M. On peut sûrement la compter 4M6F4M6M, tous les chants permettent ce compte.
Je n'ai pas su le trouver chez Coirault.
Chez Dastum pour le collectage Viaud/Garcia, il a été compté comme Les amoureux sont toujours malheureux 120. La coupe correspond mais je ne suis pas convaincu. Certaines des versions citées en page principale empruntent pourtant deux couplets de certaines versions de ce type (voir L'amant délaissé de Barbillat-Touraine)
Jean-Pierre Bertrand a attribué à ce type un nom et un numéro d'incrément sur la seule version normande JPB-EA-08230 J'avais seize ans sans la relier ni chez Coirault, ni chez Laforte.
Dans ma perception, il y a une écriture savante à l'origine de cette chanson. J'ai feuilleté rapidement les Ballard, elle ne s'y trouve pas et le style ne correspond pas. Je me dis qu'en 1916 dans le Jura suisse elle passait pour traditionnelle. Malgré sa répartition géographique, d'autres folkloristes ne semblent pas l'avoir retenue pour trad. Peut-être la savaient-ils de facture récente.
Le vers J'avais quinze ans quand tu me trouvais belle est présent dans la romance La vieille de seize ans de Philippe-Antoine Grouvelle (1757-1806) rapportée notamment dans Antologie lyrique en 1810, page 198 (Lire en ligne). Entre ce vers unique, probablement fondateur, et les versions mentionnées existe peut-être une autre écriture.
Bibar (discussion) 2 septembre 2024 à 07:54 (EDT)