Sur l'assurance de l'Île Blanche
Informations diverses
|
Paroles

Sur l’assurance de l’Île Blanche
Trois jours trois nuits j’ons ’té mouiller
Et quand ça vint sur les onze heures
Sur les onze heures du midi
J’ons dit : – Amis, faut lever l’ancre
Et aussi bien appareiller
Et quand j’avons arrivé au large
J’ons t-aperçu au d’vant de nous
J’ons t-aperçu un gros navire
Qui porte pavillon flamand
Nous savons pas s’il est en guerre
Ou si c’t’un bâtiment marchand
Le capitaine de ce gros navire
S’a t-écrié d’un air guerrier
– Amène, amène, aussi amène
Ta chaloupe en dehors
Que je visite dans ton navire
Et que j’te donne ton passeport
Le capitaine de ce p’tit navire
S’a t-écrié d’un air guerrier
Il lui a dit : – Viens-y toi-même
Si tu veux nous visiter
Là tu voiras dans mon navire
Ce qu’il y a de préparé
La première décharge qu’on leur donne
Ce fut soixante coups de canon
On n’y voyait que feu, que flamme
Prendre du derrière jusqu’en avant
Toutes ces boulettes et ces gornades
Nous les ont fait couler à fond
Références
Collecté par Georges Arsenault auprès de Mme Marie-Anne Gallant en 1975, à entendre sur l'album Chants et complaintes maritimes des terres françaises d’Amérique en 2000 (Youtube)
Chant par Serre l'écoute sur l'album Chansons des bords du Saint-Laurent en 2002 (BandCamp). Robert Bouthillier y mentionne que cette belle chanson relatant un combat naval est une proche parente typologique de Je plains le sort des mariniers.